Transparence · mis à jour le 12 août 2026
Méthode et sources
Un site qui prétend aider à décider doit exposer sa propre mécanique. Voici comment les faits sont choisis, comment les chiffres sont traités, comment la boussole calcule, et où sont les biais.
Qui édite ce site
Ce dossier est produit par un citoyen, sous l’enseigne ouaisfi·eu, à partir d’un travail documentaire au long cours sur les institutions belges. Il n’est financé par aucun parti, aucune administration, aucune organisation. Il n’affiche pas de publicité, ne vend rien et ne collecte aucune donnée.
La hiérarchie des sources
Quand deux sources se contredisent, celle du haut l’emporte.
- Textes officiels — Constitution, lois publiées au Moniteur belge, accords de gouvernement, résultats électoraux du SPF Intérieur et de la Chambre.
- Institutions de contrôle — Cour des comptes, Cour constitutionnelle, Cour européenne des droits de l’homme, GRECO, médiateurs, Conseil supérieur de la Justice.
- Recherche universitaire et CRISP — travaux publiés, méthodes exposées, données reproductibles.
- Presse d’information — pour la chronologie et les déclarations, en privilégiant les médias qui datent leurs informations et nomment leurs sources.
- Prises de position d’acteurs — partis, syndicats, ONG : utilisées comme positions, jamais comme constats.
Cinq règles d’écriture
- Dater. Un chiffre sans date est inutilisable ; chaque donnée porte sa période de référence.
- Séparer le fait de l’interprétation. « La coalition a été divisée dans 2,5 % des votes » est un fait ; « le Parlement est une chambre d’enregistrement » est une interprétation, présentée comme telle et confrontée à son objection.
- Donner la contradiction. Quand une thèse est contestée par des travaux sérieux, l’objection figure dans le même texte, pas en note.
- Ne pas fabriquer de précision. Faute de source fiable, le site écrit « environ », « de l’ordre de », ou ne dit rien.
- Nommer ce qu’on ignore. Les incertitudes juridiques — par exemple la portée réelle de l’alinéa 6 de l’article 46 — sont signalées comme telles.
Comment les sondages sont traités
Les enquêtes d’opinion sont présentées avec leur commanditaire, leur institut, leur date de terrain et leur taille d’échantillon. Deux enquêtes divergentes sont montrées ensemble plutôt que la plus spectaculaire seule. Aucun sondage n’est converti en projection de sièges : la répartition se fait par circonscription, et une conversion nationale donnerait une fausse impression d’exactitude.
Comment la boussole calcule
Le calcul est volontairement simple et vérifiable. Pour chaque axe renseigné, on mesure l’écart absolu entre votre position et celle du parti, multiplié par l’importance que vous avez donnée à cet axe. La proximité affichée est :
proximité = 100 × (1 − Σ wᵢ × |uᵢ − pᵢ| ÷ Σ 4wᵢ)
où uᵢ est votre position sur l’axe i, pᵢ celle du
parti, et wᵢ le poids choisi (0,5 · 1 · 2). Les axes non renseignés sont
ignorés, ce qui explique qu’un score puisse bouger fortement au début. Le code est lisible
dans boussole.js
et les positions sont affichées en clair dans le
tableau de la page.
Le codage des positions est humain, donc contestable. Il repose sur les programmes de 2024, les textes adoptés depuis 2025 et les arbitrages publics de coalition. Une contestation argumentée et sourcée est traitée comme une correction, pas comme une opinion.
Les biais, assumés
- Un point de départ critique. Ce site part du constat que les mécanismes de contrôle du pouvoir se sont affaiblis en Belgique. C’est une thèse documentée, pas une neutralité. Elle oriente le choix des sujets ; elle ne doit pas déformer les faits, et les objections sérieuses sont exposées.
- Un centre de gravité francophone. Les sources et le vocabulaire politique flamands sont moins présents, malgré les efforts pour équilibrer.
- Un angle institutionnel. Le site parle plus de règles et de procédures que de politiques sectorielles ; d’autres angles seraient tout aussi légitimes.
- Une temporalité. Tout est daté d’août 2026. La politique belge se démode vite.
Ce que ce site ne fait pas
- Il ne recommande aucun parti et n’en disqualifie aucun.
- Il ne prédit ni élections, ni résultats, ni chute de gouvernement.
- Il ne remplace ni un juriste, ni un travailleur social, ni un journaliste.
- Il ne traite pas de la vie privée des responsables politiques.
Choix techniques
- Pages statiques. HTML, CSS et JavaScript écrits à la main, aucun générateur, aucun framework, aucune dépendance externe.
- Vie privée. Aucun cookie, aucune mesure d’audience, aucune police de caractères distante. Le contenu est lisible sans JavaScript ; celui-ci n’ajoute que le bulletin de démonstration, le thème clair et le calcul de la boussole.
- Accessibilité. Structure sémantique, contrastes vérifiés, navigation au clavier avec focus visible, animations désactivées si le système le demande, thème clair disponible.
- Référencement. Métadonnées par page, données structurées schema.org, plan du site XML, URL stables.
Corrections et réutilisation
Les erreurs sont inévitables ; les laisser en place ne l’est pas. Signalez-les via les issues du dépôt, avec la source qui permet de trancher. Les corrections de fait sont appliquées sans discussion ; les désaccords d’interprétation sont mentionnés dans le texte.
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