Glossaire 战法
Lexique des concepts stratégiques pour le combat démocratique non-violent.
Première des Trois Guerres Civiques. Stratégie visant à installer un contre-récit documenté dans l'espace public. S'appuie sur la collecte de preuves ouvertes (OSINT), le lead-dexing des acteurs de pouvoir et la diffusion en cascade (académique → presse → viral). Objectif : rendre visible ce que le récit dominant occulte.
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Deuxième des Trois Guerres Civiques. Stratégie visant à transformer l'impuissance apprise en pouvoir d'agir collectif. S'appuie sur l'éducation permanente tactique, la construction de collectifs solidaires et la documentation des savoirs d'expérience. Objectif : briser la sidération qui empêche l'action.
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Troisième des Trois Guerres Civiques. Stratégie visant à contraindre par le droit. S'appuie sur le contentieux stratégique, la sélection de test cases à effet jurisprudentiel et le lobbying législatif citoyen (amendements clés en main). Objectif : forcer l'État à appliquer ses propres lois.
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Collecte et analyse d'informations publiquement accessibles. Dans le cadre des Trois Guerres Civiques : utilisation des registres officiels (Moniteur Belge, BCE, Cumuleo, FSMA), archives web, déclarations publiques pour documenter les agissements des acteurs de pouvoir. Les preuves OSINT peuvent être admissibles en justice (précédent Bellingcat → CPI).
Utilisation du système judiciaire pour obtenir des changements systémiques au-delà du cas individuel. Implique la sélection minutieuse d'un test case (faits solides, victime médiatiquement « sympathique », arguments novateurs), le choix de la juridiction optimale et une stratégie médiatique parallèle. Précédents : Urgenda (climat NL), Ligue DH c. Fedasil (BE).
Utilisation stratégique du droit comme arme de combat politique. Dans le modèle chinois (法律战) : instrumentalisation du droit pour servir les intérêts de l'État. Dans le modèle civique inversé : exiger l'application du droit existant contre un État qui le viole. Même outil, finalité opposée.
Secteur défini par le décret FWB du 17 juillet 2003 visant « l'analyse critique de la société, la stimulation d'initiatives démocratiques et collectives, le développement de la citoyenneté active ». Dans le cadre de la Guerre II : outil de dé-sidération par la formation au décryptage des pouvoirs et la construction de capacités d'action collective.
Technique de documentation systématique des acteurs de pouvoir : parcours, mandats, réseaux, conflits d'intérêts, déclarations. Produit des fiches individuelles consultables qui rendent visibles les trajectoires et les liens. Outil de la Guerre I pour nommer et cartographier l'adversaire systémique.
État psychologique où un individu ou groupe cesse de tenter d'agir après des échecs répétés, même quand l'action devient possible. Dans le contexte belge : résultat de la complexité administrative, l'opacité décisionnelle et le discours TINA (« There Is No Alternative »). La Guerre II vise à briser ce conditionnement.
Affaire judiciaire sélectionnée pour son potentiel à créer une jurisprudence applicable au-delà du cas individuel. Critères de sélection : faits indiscutables, arguments juridiques solides et novateurs, victime médiatiquement « sympathique », capacité à tenir sur la durée (appels, recours). Une victoire bien choisie vaut mille pétitions.
Système politique où le pouvoir réel est détenu par les appareils des partis plutôt que par les institutions démocratiques formelles. Caractéristique du système belge : cabinets ministériels pléthoriques, nominations politiques, pillarisation. La cible systémique des Trois Guerres Civiques.